Travis Fonderson

CBV, ABV, MAcc, CBV

Conseiller, Cohen Hamilton Steger & Co.

Travis Fonderson est conseiller chez Cohen Hamilton Steger & Co., où il se spécialise exclusivement en évaluation d’entreprises, en quantification des pertes économiques et en enquêtes de juricomptabilité.

Travis détient les titres de CBV (Chartered Business Valuator) et de comptable professionnel agréé (CPA). Il est également titulaire d’une maîtrise en comptabilité (MAcc) de l’Université de Waterloo.

Dans le cadre de ses fonctions chez CHS, Travis fournit des services de soutien en matière de litiges portant sur un vaste éventail de questions financières et participe à la préparation de rapports d’experts dans le cadre de différends complexes. Avant de se joindre à CHS, Travis occupait le poste de conseiller principal au sein de l’un des quatre grands cabinets comptables, où il fournissait des services d’audit et de certification au secteur des services financiers, notamment à plusieurs des principales institutions bancaires, sociétés de placement et compagnies d’assurance du Canada.

En dehors de ses activités professionnelles, Travis est le fondateur du Young Funds Program, un organisme qui vise à enseigner aux jeunes les notions de base en matière de placements personnels.

Comment le Programme des CBV a-t-il contribué à votre développement professionnel ?

Travis Fonderson est conseiller chez Cohen Hamilton Steger & Co., où il se spécialise exclusivement en évaluation d’entreprises, en quantification des pertes économiques et en enquêtes de juricomptabilité.

Travis détient les titres de CBV (Chartered Business Valuator) et de comptable professionnel agréé (CPA). Il est également titulaire d’une maîtrise en comptabilité (MAcc) de l’Université de Waterloo.

Dans le cadre de ses fonctions chez CHS, Travis fournit des services de soutien en matière de litiges portant sur un vaste éventail de questions financières et participe à la préparation de rapports d’experts dans le cadre de différends complexes. Avant de se joindre à CHS, Travis occupait le poste de conseiller principal au sein de l’un des quatre grands cabinets comptables, où il fournissait des services d’audit et de certification au secteur des services financiers, notamment à plusieurs des principales institutions bancaires, sociétés de placement et compagnies d’assurance du Canada.

En dehors de ses activités professionnelles, Travis est le fondateur du Young Funds Program, un organisme qui vise à enseigner aux jeunes les notions de base en matière de placements personnels.

Comment le Programme des CBV a-t-il contribué à votre développement professionnel ?

Le titre de CBV a contribué à mon développement professionnel de plusieurs façons importantes. Tout d’abord, il m’a permis d’élargir considérablement mes compétences techniques, notamment en acquérant des connaissances que je n’aurais jamais pensé développer lorsque j’ai entrepris mes études postsecondaires. À l’époque, mon objectif était uniquement d’obtenir le titre de CPA, et je ne connaissais même pas le domaine de l’évaluation d’entreprises. Le parcours menant au titre de CBV m’a ouvert les portes d’un tout nouvel univers de connaissances et d’expertise que je n’avais jamais envisagé auparavant.

Ensuite, ce titre m’a aidé à me démarquer dans le marché très concurrentiel des CPA, tant au Canada qu’à l’échelle internationale. Au sein de la communauté financière élargie, les CBV sont reconnus comme des spécialistes de l’évaluation, appréciés pour la profondeur de leurs connaissances et leur formation spécialisée.

L’obtention de ce titre m’a également donné accès à une communauté professionnelle respectée et a renforcé ma crédibilité en matière d’évaluation.

Dans mon rôle actuel, je me spécialise dans le soutien en matière de litiges, ce qui implique d’effectuer des analyses financières dans le contexte de différends juridiques, souvent de nature contradictoire. Dans ce domaine, le titre de CBV s’est révélé inestimable. Il a renforcé l’importance que j’accorde à l’objectivité, à l’équilibre dans l’analyse et au raisonnement fondé sur les faits. Il m’a également appris à remettre davantage en question mes propres hypothèses en réfléchissant à la façon dont une partie adverse pourrait critiquer mon analyse.

Cette façon de penser est essentielle non seulement dans le contexte des litiges, mais aussi dans tout environnement professionnel, puisqu’elle favorise la rigueur intellectuelle et permet de repérer les vulnérabilités potentielles avant que d’autres ne le fassent.

Enfin, le titre de CBV a non seulement enrichi mes compétences techniques, mais il a également renforcé mon esprit critique, mon intégrité professionnelle et ma position au sein de la communauté financière.

Pouvez-vous nous parler d’une analyse d’évaluation particulièrement complexe, mais intéressante, qui vous a confirmé que vous aviez choisi la bonne carrière ?

Bien que je sois encore au début de ma carrière en évaluation et que je m’attende à travailler sur des dossiers encore plus stimulants à l’avenir, un mandat récent me vient particulièrement à l’esprit. Mon équipe devait procéder à l’évaluation d’une entreprise dans le cadre d’un différend entre actionnaires. En raison de la variabilité de ses revenus et de ses flux de trésorerie, nous avons déterminé que la méthode des flux de trésorerie actualisés (DCF) était la plus appropriée.

Nous avons toutefois rapidement constaté que la période couverte par les prévisions financières disponibles n’était pas suffisamment longue pour permettre une analyse DCF fiable. Nous avons donc dû revoir nos hypothèses et trouver d’autres moyens de projeter plus loin le rendement futur de l’entreprise. Une grande partie de ce travail consistait à mener des recherches sectorielles approfondies, notamment sur les habitudes de dépenses et les attentes des principaux clients de l’entreprise, une responsabilité qui m’a été confiée.

Cette expérience illustre bien le caractère dynamique du travail en évaluation. Il existe rarement un chemin tout tracé vers la réponse finale, et nous devons souvent combler certaines lacunes en faisant appel à notre jugement, à la recherche et à notre expertise technique. Cette complexité et cet aspect de résolution de problèmes m’ont confirmé que j’avais choisi la bonne voie professionnelle. Je trouve ce travail à la fois exigeant et extrêmement stimulant.

Quelles différences constatez-vous entre votre rôle actuel et votre rôle précédent ?

Avant de me lancer dans le domaine de l’évaluation, je travaillais comme auditeur d’états financiers au sein de l’un des quatre grands cabinets comptables, où je me spécialisais dans le secteur des services financiers, notamment les banques, les compagnies d’assurance, les sociétés de placement et d’autres organisations du secteur. Depuis mon passage à l’évaluation, et plus particulièrement au soutien en matière de litiges, j’ai constaté plusieurs différences importantes.

Premièrement, les CBV sont généralement appelés à intervenir comme experts en la matière et conseillers de confiance. Contrairement au travail d’audit, qui est largement axé sur la conformité, le travail en évaluation consiste à fournir des analyses et des conclusions auxquelles les clients ne pourraient pas facilement parvenir par eux-mêmes. Le travail est davantage axé sur le conseil et crée de la valeur d’une façon très différente et beaucoup plus adaptée aux besoins du client.

Deuxièmement, la nature des mandats a changé. En audit, on travaille souvent avec les mêmes clients année après année. En évaluation, particulièrement dans le domaine du soutien en matière de litiges, les mandats sont généralement ponctuels : chaque dossier présente un nouveau client, un nouveau secteur d’activité et un nouveau problème à résoudre. Cela exige de réseauter constamment, de développer des relations et même de recommander d’autres professionnels, autant d’activités qui contribuent à faire croître sa pratique et son réseau professionnel.

Enfin, je travaille maintenant au sein d’un cabinet spécialisé qui compte environ vingt professionnels. Le milieu est très collégial et permet une plus grande visibilité sur le travail effectué à tous les échelons. J’ai constaté qu’il est plus facile d’établir des relations étroites de mentorat et d’apprendre directement auprès de professionnels chevronnés possédant des décennies d’expérience. Ce type d’accès était un peu plus limité dans mon rôle précédent au sein d’un grand cabinet international.

Ces différences ont rendu la transition non seulement rafraîchissante, mais aussi extrêmement enrichissante pour mon développement professionnel.

Avez-vous des conseils à donner aux personnes qui souhaitent devenir CBV ?

Mon premier conseil est d’absorber le plus de connaissances possible. L’évaluation d’entreprises est à la fois un art et une science. Si l’aspect technique — la « science » — peut être appris dans les manuels et dans le cadre des examens, l’« art » de l’évaluation s’acquiert par l’expérience. Cette dimension ne peut pas véritablement être enseignée ; elle se développe avec le temps, grâce à l’exposition à différentes situations, différents secteurs et différents clients.

Pour progresser dans ce domaine, il est essentiel de demeurer ouvert à l’apprentissage auprès de ceux et celles qui ont déjà parcouru ce chemin. Plus important encore, il faut être réceptif aux commentaires constructifs. Ce n’est pas toujours facile, mais les personnes qui ont déjà commis les erreurs que vous risquez de faire et atteint les objectifs auxquels vous aspirez peuvent vous transmettre des enseignements inestimables.

Deuxièmement, apprenez à communiquer efficacement. En tant que CBV, nous réalisons souvent des analyses complexes qui finissent par devenir naturelles pour nous, alors que ces concepts peuvent être totalement nouveaux pour nos clients et les autres parties prenantes. La valeur de votre travail dépend en grande partie de votre capacité à bien le communiquer.

Votre analyse n’est utile que dans la mesure où elle est compréhensible. Si votre auditoire ne comprend pas vos conclusions ou l’incidence de votre travail sur sa situation, cela diminue votre impact professionnel. Il faut donc toujours chercher à expliquer son travail clairement — en gardant à l’esprit le principe « expliquez-le-moi comme si j’avais cinq ans ». Plus votre communication est claire et simple, plus votre travail inspirera le respect et la confiance.

Pouvez-vous nous révéler un fait amusant à votre sujet ?

En y réfléchissant bien, il faut remonter jusqu’à ma deuxième année du primaire. Il y avait un concours de rédaction de nouvelles destiné aux jeunes auteurs de partout au Canada — je crois que c’est ainsi qu’il s’appelait. J’avais écrit une histoire de superhéros intitulée Smash-man and Fast-boy, qui racontait les aventures d’un duo père-fils.

À l’époque, j’adorais écrire des nouvelles, des poèmes et toutes sortes d’autres textes. J’étais un enfant très créatif et, pendant un certain temps, je voulais devenir auteur lorsque je serais grand.

Mon histoire a finalement été sélectionnée et publiée dans un recueil réunissant les meilleures soumissions d’élèves de partout au pays. J’ai encore ce livre sur mon étagère aujourd’hui, avec ma petite histoire de trois ou quatre paragraphes à l’intérieur.