La valeur se manifeste différemment dans chaque secteur. La valeur d’une société de logiciels réside dans son code et ses clients, celle d’une société minière se trouve dans le sous-sol, tandis que celle d’une entreprise manufacturière familiale repose sur des décennies d’investissement dans le matériel, les relations et le savoir-faire.
Un expert en évaluation d’entreprises (CBV) comprend les facteurs qui déterminent la valeur dans votre secteur. Voici quelques-uns des secteurs où leur jugement est particulièrement recherché.
Qu’il s’agisse de promoteurs immobiliers, d’entreprises de construction ou de portefeuilles immobiliers, la valeur dans ce secteur repose sur les actifs, le portefeuille de projets et la demande cyclique. Au-delà des immeubles eux-mêmes, l’évaluation doit tenir compte des structures de financement, des travaux en cours et de l’exposition aux cycles économiques. Un CBV apporte le jugement requis à l’échelle de l’entreprise pour évaluer cette dernière, et non seulement les biens immobiliers inscrits à ses livres comptables.
Les secteurs du pétrole et du gaz, de l’exploitation minière et des énergies renouvelables présentent un défi commun. Dans les secteurs extractifs, leur valeur, fortement tributaire des actifs, dépend des prévisions à long terme concernant les réserves et les prix des produits de base; dans le secteur des énergies renouvelables, elle dépend des revenus contractuels et des coûts de financement. Toutes ces prévisions sont exposées à des fluctuations qui échappent largement au contrôle de l’entreprise. Les évaluations s’appuient souvent sur les rapports sur les réserves, les facteurs économiques liés à l’extraction et les risques liés à la transition à mesure que le bouquet énergétique évolue. Un CBV intègre les données techniques et le contexte du marché dans une analyse qui résiste à un examen rigoureux lorsque des capitaux sont en jeu.
Les fabricants tirent leur valeur des installations et du matériel, des chaînes d’approvisionnement, des carnets de commandes et du savoir-faire opérationnel accumulé au fil des ans. Leur évaluation exige de comprendre la capacité, les marges, l’intensité des capitaux ainsi que la façon dont l’automatisation et la relocalisation de la production transforment le secteur. Un CBV va au-delà du registre des immobilisations pour évaluer la capacité bénéficiaire que ces actifs génèrent et les risques susceptibles de la perturber.
Ce secteur englobe les cabinets professionnels, les cliniques médicales et dentaires ainsi que les sociétés de biotechnologie et les sociétés pharmaceutiques, chacun présentant ses propres indicateurs de valeur. La valeur d’un cabinet dentaire repose sur les dossiers des patients et les flux de trésorerie; celle d’une société de biotechnologie, sur un médicament candidat qui peut se trouver encore à plusieurs années de générer des revenus. Un CBV sait comment évaluer un cabinet établi et comment apprécier un portefeuille de projets dont la valeur dépend des étapes cliniques, des brevets et des probabilités de réussite.
Les banques, les assureurs, les sociétés de gestion d’actifs et les entreprises de technologie financière exercent leurs activités dans un cadre caractérisé par des règles de fonds propres réglementaires, des modèles de risque complexes et des portefeuilles qui doivent être évalués à la juste valeur. Dans ce secteur, l’évaluation exige une maîtrise tant des chiffres que des règles qui les régissent. Un CBV apporte la rigueur technique qu’exigent ces missions, qu’il s’agisse d’une transaction, d’un dépôt réglementaire ou de la juste valeur d’un instrument difficile à évaluer.
Dans les entreprises technologiques, les actifs incorporels représentent souvent une valeur supérieure à celle de tout autre élément du bilan, notamment la propriété intellectuelle, les revenus récurrents, les données sur les utilisateurs et la feuille de route des produits. Leur évaluation exige d’aller au-delà des bénéfices actuels afin d’évaluer la fidélisation, l’évolutivité et la durabilité de l’avantage concurrentiel dans un marché qui évolue rapidement. Un CBV met en balance les perspectives de croissance et les risques qui les sous-tendent afin que la valeur reflète à la fois le potentiel et les éléments probants.
La force de la marque, la fidélité des clients, la distribution et les stocks déterminent la valeur des entreprises de produits de consommation et de commerce de détail, même si les canaux de vente se déplacent vers le numérique. L’évaluation doit distinguer une marque durable d’une tendance passagère et tenir compte des pressions exercées sur les marges par l’évolution des habitudes d’achat. Un CBV détermine ce qui continuera de générer des flux de trésorerie dans plusieurs années, et non seulement ce qui s’est vendu au dernier trimestre.
Les CBV interviennent également dans les secteurs de l’agriculture, des médias et du divertissement, du transport, des organismes sans but lucratif et dans de nombreux autres secteurs. Quel que soit le secteur, le besoin reste le même : obtenir d’un expert qui comprend toutes les facettes d’une entreprise une détermination indépendante et défendable de sa valeur.
