Munish Mohendroo, fondateur et associé chez Valkrest Consulting Corp., a plus de 25 ans d’expérience dans la prestation de services de conseil financier et de conseils en évaluation à des clients privés du marché intermédiaire dans plus de 30 pays. Il est un conférencier recherché sur des sujets d’évaluation technique et a plusieurs réalisations sportives majeures à son actif, y compris l’escalade du mont Kilimandjaro et la réalisation du World Marathon Challenge (« Défi mondial du marathon ») – SEPT marathons sur SEPT continents en SEPT jours.
En tant qu’immigrant, Munish est motivé à aider à intégrer les immigrants qualifiés dans le milieu de travail canadien. Il fait activement du bénévolat auprès d’organismes qui travaillent avec des professionnels immigrants, soutient les entrepreneurs immigrants et a dirigé des conseils de diversité et d’inclusion dans ses rôles antérieurs.
Comment le titre de CBV a-t-il soutenu le développement de votre carrière?
En 2002, j’ai émigré au Canada en tant que professionnel de l’évaluation expérimenté de l’Afrique du Sud. J’ai travaillé dans l’équipe d’évaluation d’une grande entreprise, mais sans qualification formelle d’évaluation. Peu de temps après avoir déménagé au Canada, j’ai obtenu ma désignation CBV. Cela m’a permis d’obtenir des compétences techniques supplémentaires et m’a aidé à progresser dans ma carrière en tant que praticien de l’évaluation, tant au Canada qu’à l’extérieur du Canada. Par la suite, après plus de 20 ans de pratique professionnelle au sein de grands cabinets, j’ai établi ma propre pratique axée sur les évaluations et la modélisation financière. Le titre de CBV m’a fourni une plateforme pour lancer ma propre agence et m’a permis de gagner le respect des clients qui vous considèrent comme un expert en évaluation et qui vous confient des missions en toute confiance.
Pouvez-vous nous parler d’une analyse d’évaluation particulièrement stimulante et intéressante qui vous a fait prendre conscience que vous aviez choisi la bonne voie professionnelle ?
Depuis que j’ai ouvert ma propre agence, je rencontre souvent des clients qui ne savent pas par où commencer en matière d’évaluation. Un dossier particulier qui m’a fait comprendre que j’avais choisi la bonne voie professionnelle, c’est lorsque j’ai dû évaluer une entreprise familiale qui avait réalisé des investissements importants dans une nouvelle technologie, causant un désaccord entre actionnaires (qui risquait de déboucher sur un litige) sur la valeur de l’entreprise. Le défi provenait du fait que les états financiers montraient une rentabilité très faible en raison des dépenses liées au développement et au lancement de cette nouvelle technologie qui n’en était qu’à ses débuts sur le marché. Alors que les parties débattaient des multiples à appliquer aux bénéfices nets, elles ont totalement ignoré les bénéfices potentiels attendus dans un avenir proche. En agissant en tant qu’évaluateur indépendant conformément aux lignes directrices ICEEE et en appliquant les principes d’évaluation de base pour déterminer la juste valeur marchande, nous avons été en mesure d’obtenir un résultat positif pour les deux parties et d’éviter un litige total.
Quelles différences voyez-vous dans votre rôle actuel par rapport à vos rôles précédents?
Dans mes précédentes fonctions d’associé au sein de grandes entreprises, mon travail était principalement axé sur les grands clients cotés en bourse et comportait un grand nombre de missions à des fins d’information financière. Mon agence actuelle est axée sur le marché intermédiaire privé et/ou les entreprises privées à capital fermé. Bien que la création et la gestion d’une entreprise peuvent être stressantes et nécessitent de jongler avec plusieurs rôles, cela me donne une plus grande flexibilité et une meilleure maîtrise de mon temps.
Avez-vous des conseils à donner aux personnes qui souhaitent devenir un CBV?
1. Suivez les cours de techniques de rédaction d’examen, ils m’ont été très utiles.
2. Faites les examens pratiques – autant que vous le pouvez.
3. Demandez conseil à d’autres CBV et à d’autres étudiants.
J’aime courir – pour maintenir la forme et pour le plaisir. J’ai récemment terminé le World Marathon Challenge – achevant de courir 7 marathons sur 7 continents (y compris l’Antarctique) en 7 jours (consécutifs). Je suis presque certain que je suis le seul CBV à avoir fait cela. En fait, il n’y a que 190 personnes dans le monde qui ont fait cela; et je suis seulement le 6e Canadien.

