Danial Sayadi, CPA, CBV a bâti une carrière dynamique en évaluation, guidée par la curiosité, la rigueur analytique et un intérêt croissant pour les relations avec les clients. Ce qui a commencé par un intérêt éveillé en classe s’est transformé en une expérience concrète de mandats complexes à caractère investigatif, notamment des différends entre actionnaires et des dossiers liés aux litiges.
Au fil du temps, son rôle s’est élargi au-delà de l’exécution technique pour inclure la gestion de projets et le développement des affaires, illustrant ainsi la diversité des parcours possibles au sein de la profession de l’évaluation.
Dans cette entrevue, Danial revient sur son parcours professionnel, sur la valeur du titre de CBV et sur les raisons pour lesquelles l’évaluation demeure un domaine à la fois stimulant et polyvalent.
Qu’est-ce qui a d’abord suscité votre intérêt pour l’évaluation, et comment le titre de CBV a-t-il appuyé cette transition ?
Mon intérêt pour l’évaluation a commencé pendant mes études de premier cycle au BCIT, où j’ai suivi un cours d’évaluation donné par un CBV. J’ai tout de suite trouvé que le type de réflexion et d’analyse requis en évaluation était beaucoup plus stimulant que le travail traditionnel en comptabilité ou en fiscalité. Cette expérience m’est vraiment restée en tête.
Lorsque j’ai eu l’occasion de faire la transition vers l’évaluation sur le plan professionnel, cela m’a semblé être une prochaine étape à la fois naturelle et stimulante. Le titre de CBV a permis de structurer cette transition. Il m’a fourni une formation organisée ainsi que les bases techniques nécessaires pour approfondir cet intérêt initial et développer les compétences requises pour réussir dans le domaine.
Pouvez-vous nous parler d’une analyse d’évaluation particulièrement complexe, mais intéressante, qui vous a confirmé que vous aviez choisi la bonne carrière ?
L’un des premiers dossiers sur lesquels j’ai travaillé concernait un différend entre deux actionnaires issus de la même famille. Dans le cadre du mandat, j’ai dû examiner et analyser plus de 1 000 pages de relevés bancaires afin de retracer les mouvements de fonds. Le travail était extrêmement détaillé, et j’ai effectué l’examen documentaire en environ une semaine.
L’analyse complète a pris environ six à huit semaines. Ce qui m’a particulièrement marqué, c’est à quel point le processus ressemblait à une enquête. J’essayais de reconstituer l’histoire et de comprendre le fond du différend. J’ai également eu l’occasion de voyager et de travailler directement avec les avocats responsables du dossier, ce qui a ajouté une autre dimension de complexité et d’apprentissage.
Cette expérience m’a confirmé que l’évaluation était la bonne voie pour moi. Elle combinait la rigueur analytique à un impact concret, d’une façon que je trouvais particulièrement stimulante.
Comment votre rôle a-t-il évolué au fil du temps, et quelles nouvelles responsabilités ont accompagné cette progression ?
Au fur et à mesure que j’ai avancé dans ma carrière, mon rôle est passé d’un travail principalement axé sur l’exécution à une combinaison d’exécution, de gestion de projets et de développement des affaires. Au début, je me concentrais surtout sur le soutien aux mandats et sur le développement de mes compétences techniques. Avec le temps, j’ai assumé davantage de responsabilités dans la gestion des dossiers et la direction de projets.
Aujourd’hui, je participe également au développement des affaires, ce qui ajoute une nouvelle dimension à mon rôle. L’un des aspects que j’apprécie dans ce domaine, c’est qu’il n’existe pas qu’un seul parcours possible.
On peut choisir de miser davantage sur l’expertise technique et devenir hautement spécialisé en analyse d’évaluation, ou encore se concentrer davantage sur les relations avec les clients et sur la croissance des activités. Il y a une réelle flexibilité pour façonner sa carrière en fonction de ses forces et de ses intérêts.
Personnellement, même si j’aime toujours le travail d’évaluation, je me sens de plus en plus attiré par la dimension humaine des affaires. J’aime comprendre les défis auxquels les clients sont confrontés et travailler avec eux pour trouver des solutions. C’est pourquoi, à mesure que j’avance dans ma carrière, je consacre davantage d’énergie au développement des affaires.
Quels conseils donneriez-vous aux étudiants ou aux professionnels qui envisagent une carrière en évaluation ou qui songent à obtenir le titre de CBV ?
Pour les étudiants, je pense que l’évaluation est l’un des meilleurs domaines pour commencer une carrière en finance. Elle permet d’acquérir un ensemble de compétences très complet. On apprend à faire des recherches sur des entreprises et des secteurs, à construire des modèles financiers et à développer de solides compétences en rédaction et en analyse.
Ce sont toutes des compétences hautement transférables, même si l’on décide de ne pas rester en évaluation à long terme. Pour cette raison, l’évaluation peut ouvrir des portes dans de nombreux domaines de la finance.
Et si vous découvrez que vous aimez ce travail ainsi que le caractère spécialisé du domaine, vous pouvez poursuivre votre parcours pour devenir professionnel de l’évaluation. Le titre de CBV apporte une valeur importante, peu importe l’orientation que prend votre carrière. Il renforce vos compétences techniques et enrichit votre éventail de compétences, ce qui vous rend plus efficace dans une grande variété de fonctions en finance.
Pouvez-vous nous révéler un fait amusant à votre sujet ?
En dehors du travail, je fais de la compétition en kick-boxing. Je m’entraîne depuis environ huit ou neuf ans et, si je ne suis pas au bureau, il y a de bonnes chances que je sois au gym.

