Cherry Lui

CPA, CA, CBV

Directeur principal, Services-conseils transactionnels – Évaluation, KPMG

Faites la connaissance de Cherry Lui, CPA, CA, CBV, directrice principale, Services-conseils transactionnels – Évaluation chez KPMG. Après avoir amorcé sa carrière en audit, Cherry a découvert sa passion pour l’évaluation, un domaine où elle aide ses clients à comprendre non seulement la valeur d’une entreprise, mais aussi l’histoire qui sous-tend cette valeur.

Naturellement curieuse, Cherry aime découvrir de nouveaux secteurs et de nouvelles entreprises. Cette même curiosité a façonné son parcours professionnel et continue d’alimenter son travail aujourd’hui.

Lisez l’entrevue complète pour découvrir ce qui a éveillé l’intérêt de Cherry pour l’évaluation, comment son rôle a évolué et quels conseils elle donne aux étudiants et aux jeunes professionnels qui envisagent une carrière dans ce domaine.

Vous avez commencé votre carrière en comptabilité avant de vous orienter vers l’évaluation et les transactions. Qu’est-ce qui a d’abord suscité votre intérêt pour l’évaluation, et qu’est-ce qui vous a poussée à faire cette transition ? Y a-t-il eu un projet, un client ou un mentor en particulier qui vous a fait réaliser qu’il s’agissait de la voie professionnelle que vous souhaitiez suivre ?

Mon premier véritable déclic pour l’évaluation est survenu dans le cadre d’un cours universitaire. Nous avons participé à une compétition de cas dans laquelle nous devions déterminer si Apple devait acquérir Tesla en utilisant ses liquidités excédentaires — à une époque où le cours de l’action de Tesla ne faisait pas encore régulièrement les manchettes.

C’est l’un de ces travaux qui m’a fait comprendre que l’évaluation allait bien au-delà de la simple construction d’un modèle de flux de trésorerie actualisés. Il fallait combiner l’analyse financière, la stratégie d’entreprise, les perspectives de marché et une bonne dose de débat, ce qui rendait l’exercice particulièrement stimulant.

Après m’être jointe à KPMG à temps plein en audit, cette expérience m’est restée en tête. J’avais envie d’en apprendre davantage sur l’évaluation et j’ai éventuellement découvert une occasion de me joindre à l’équipe d’évaluation. Cela m’a semblé être la bonne occasion de combiner ma formation en comptabilité avec mon intérêt pour la finance et ma volonté de comprendre ce qui fait vraiment fonctionner une entreprise.

Dès que j’ai commencé à travailler en évaluation, j’ai rapidement compris qu’il s’agissait du bon choix pour moi à long terme, et ce, pour plusieurs raisons.

Premièrement, j’ai réalisé que l’évaluation est en quelque sorte une forme de narration appuyée par des chiffres et des analyses. C’est un domaine multidisciplinaire, car il faut comprendre non seulement la performance financière, mais aussi les conditions économiques, les développements géopolitiques, la dynamique sectorielle, les marchés locaux et les perspectives d’avenir de l’entreprise.

Deuxièmement, j’adore la variété des mandats. J’ai l’occasion de travailler aux côtés de clients qui sont des experts de leur secteur, d’apprendre comment leur entreprise fonctionne, puis de traduire cette compréhension en une évaluation qui est pertinente pour les parties prenantes.

Enfin, j’ai eu la grande chance de travailler avec des gestionnaires et des associés exceptionnels qui se sont véritablement investis dans mon développement. Ils ont pris le temps de m’aider à perfectionner mes compétences techniques et professionnelles et, tout aussi important, ils m’ont aidée à développer la confiance nécessaire pour devenir la professionnelle que je suis aujourd’hui.

De nombreux étudiants et jeunes professionnels ne savent pas exactement en quoi consiste l’évaluation d’entreprises. Comment décririez-vous votre rôle à une personne qui explore différentes possibilités de carrière ?

Je décrirais l’évaluation d’entreprises comme le fait d’aider les gens à comprendre ce que vaut une entreprise et pourquoi elle vaut ce montant.

Dans mon rôle de directrice principale au sein du groupe d’évaluation de KPMG, je travaille avec les clients afin de comprendre pourquoi une évaluation est nécessaire, qu’il s’agisse d’information financière, de fiscalité, de transactions ou de stratégie d’entreprise plus globale. À partir de là, nous élaborons une évaluation qui relie l’analyse financière au contexte de l’entreprise, à ses perspectives de croissance et aux facteurs qui créent réellement de la valeur.

Ce qui rend le travail à la fois exigeant et enrichissant, c’est que je commence souvent un mandat dans un secteur dont je ne connais pas encore toutes les subtilités. Mais c’est aussi l’un des meilleurs aspects du travail. Je collabore avec des clients qui connaissent extrêmement bien leur entreprise et leur industrie, tandis que j’apporte mon expertise en évaluation, mon cadre analytique et mon jugement professionnel.

Ensemble, nous examinons les principales hypothèses et arrivons à une conclusion réfléchie, défendable et utile pour les parties prenantes.

Comment votre rôle a-t-il évolué au fil du temps, et quelles nouvelles responsabilités ont accompagné cette progression ?

Lorsque j’étais conseillère principale, mon principal objectif était de bâtir de solides bases techniques. Cela signifiait construire des modèles financiers, effectuer des analyses et élaborer des conclusions d’évaluation afin d’appuyer mes gestionnaires et mes associés. Ce fut une excellente occasion d’apprendre les fondements de la profession et de comprendre tout ce qui entre dans la préparation d’une évaluation rigoureuse et défendable.

À titre de directrice principale, mon rôle est devenu beaucoup plus vaste. Même si j’apprécie toujours les aspects techniques de l’évaluation, je me concentre maintenant davantage sur la direction des mandats et sur la réussite des équipes.

Je travaille étroitement avec mon équipe pour orienter notre approche, gérer les relations avec les clients et veiller à ce que nous fournissions un travail de grande qualité ainsi qu’une expérience positive à nos clients du début à la fin. J’explore aussi constamment comment les nouvelles technologies et les nouveaux outils peuvent nous aider à travailler plus efficacement et à continuer de créer de la valeur pour nos clients.

Ce que j’apprécie le plus, c’est la possibilité d’accompagner nos conseillers et conseillers principaux et de travailler étroitement avec eux.

J’ai eu la chance d’apprendre auprès de gestionnaires et d’associés qui ont pris le temps de contribuer à mon développement plus tôt dans ma carrière, alors le mentorat me semble être une façon naturelle de redonner au suivant. C’est extrêmement gratifiant de voir les membres de mon équipe gagner en confiance, développer leurs compétences techniques et devenir des professionnels de l’évaluation réfléchis et compétents.

Si vous pouviez donner un seul conseil à un étudiant universitaire ou à un jeune professionnel qui s’intéresse à l’évaluation, quel serait-il ?

Restez curieux.

En évaluation, les compétences techniques sont importantes, mais c’est la curiosité qui rend le travail intéressant et qui vous aide à progresser. Lisez les nouvelles, suivez les transactions et abonnez-vous à des infolettres ou à des publications de professionnels qui offrent des analyses réfléchies sur les affaires et l’évaluation.

Même le simple fait de vous demander pourquoi une entreprise en a acquis une autre, pourquoi elle est entrée dans un nouveau marché ou pourquoi elle se négocie à un certain multiple peut vous aider à commencer à réfléchir comme un professionnel de l’évaluation.

J’encouragerais également les étudiants et les jeunes professionnels à communiquer avec des CBV et d’autres personnes du domaine afin d’en apprendre davantage sur la réalité quotidienne du travail. La plupart des gens sont heureux de partager leur expérience, et ces conversations peuvent vous aider à déterminer si cette voie professionnelle correspond à vos intérêts.

#FaitAmusant

Un fait amusant à mon sujet, c’est que mon travail m’a transformée en véritable collectionneuse de faits insolites sur toutes sortes d’industries.

Grâce à différents mandats, je peux maintenant tenir une conversation sur des sujets allant des systèmes mondiaux de paiement aux centres de données et à la demande de charge électrique, jusqu’au monde étonnamment fascinant de la culture commerciale des champignons cremini.

Cette curiosité me suit aussi à l’extérieur du travail, que je sois en train de chercher un nouveau restaurant, de planifier un voyage ou de me laisser entraîner dans une nouvelle découverte inattendue. Mes onglets de navigateur sont généralement chaotiques, mais j’aime croire qu’il s’agit d’un chaos bien organisé.