L’intelligence artificielle transforme la façon dont le travail d’évaluation d’entreprises est réalisé, mais elle accroît l’importance du jugement professionnel éclairé au lieu de la réduire. C’est le message central qui s’est dégagé de Future of Valuation: AI, Complexity, and the Skills That Matter Next (L’avenir de l’évaluation : l’IA, la complexité et les compétences de demain), une table ronde réunissant des leaders de la profession, organisée par l’Institut des CBV le 21 octobre 2026.
Animée par Dre Christine Sawchuk, MEd, EdD, CPA, CA, CBV, présidente-directrice générale de l’Institut des CBV, la table ronde réunissait Monika Manza, CPA, CFA, CBV (KPMG Canada), Kshitij Patel, CA, CBV (73 Strings), Sanjay Persaud, CA, CFA, CBV (Investissements RPC) et Chris Polson, MBA, CFF, CPA, CMA, CFA, FCIArb, CBV (PwC Canada). Ensemble, ils ont examiné comment l’intelligence artificielle, la complexité croissante des actifs et la surveillance externe accrue transforment l’évaluation d’entreprises.


L’IA assiste, mais ne conclut pas
Les panélistes ont convenu que l’idée fausse la plus répandue consiste à croire que l’IA peut réaliser une évaluation d’entreprise du début à la fin. L’IA excelle dans la collecte et la synthèse de grands volumes de données, mais le choix des hypothèses, l’appréciation d’éléments probants contradictoires et la défense de la conclusion demeurent le travail d’un CBV. Loin de réduire la demande, les gains d’efficacité amènent les clients à demander davantage d’évaluations, et plus fréquemment. Les panélistes ont souligné qu’une adoption réussie commence par la refonte des processus, la formation et une gouvernance rigoureuse, l’examen à plusieurs niveaux constituant la principale protection contre les erreurs et les biais.
La complexité et la surveillance s’intensifient
Les approches d’évaluation établies demeurent solides, mais les données d’entrée deviennent plus complexes, en particulier pour les actifs incorporels, les participations illiquides et les portefeuilles exposés aux risques géopolitiques et à ceux liés aux politiques publiques. Alors que les marchés privés prennent de l’ampleur et que les capitaux des investisseurs particuliers y font leur entrée, les auditeurs, les organismes de réglementation et les tribunaux s’attendent à des évaluations clairement documentées et défendables.


Les compétences de demain
The Les panélistes ont convenu que l’évaluation d’entreprises constitue un excellent choix de carrière et que le titre de CBV procure la crédibilité, les assises techniques et la perspective conceptuelle qu’exige la profession. Voici leurs conseils aux professionnels en début de carrière :
- faire preuve de curiosité;
- exercer un raisonnement analytique rigoureux;
- produire un travail défendable;
- acquérir une expérience pratique de l’IA.
Nous remercions nos panélistes ainsi que toutes les personnes qui se sont jointes à nous pour cette discussion franche et stimulante.
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