Enobong Bassey

ACCA, CBV

Conseillère principale, Secretariat

Pour Enobong, l’évaluation offrait exactement ce qu’elle recherchait : davantage de défis, plus de variété et encore plus d’occasions d’apprendre.

Aujourd’hui conseillère principale chez Secretariat, Enobong travaille sur des mandats d’évaluation, de quantification des dommages, de litiges et d’arbitrage, s’appuyant sur une expérience amorcée en analyse financière qui l’a ensuite menée au groupe des Services-conseils financiers de Deloitte.

Depuis l’obtention de son titre de CBV, elle continue de perfectionner les compétences techniques, le jugement professionnel et l’esprit critique qui façonnent son travail aujourd’hui. Dans cette entrevue, Enobong explique ce qui l’a attirée vers l’évaluation, comment le Programme des CBV a contribué à son développement et quels conseils elle donnerait aux jeunes professionnels qui envisagent une carrière dans ce domaine.

Vous avez commencé votre carrière comme analyste financière avant de vous orienter vers l’évaluation et les services-conseils financiers. Qu’est-ce qui a d’abord suscité votre intérêt pour l’évaluation, et qu’est-ce qui vous a poussée à faire cette transition chez Deloitte ? Y a-t-il eu une occasion, un projet, un client ou un mentor en particulier qui a influencé votre décision ?

Je dirais que cette transition a été principalement motivée par une occasion professionnelle et par mon désir de relever davantage de défis. Après avoir travaillé comme analyste financière au sein de la même entreprise, j’ai constaté que mon rôle était devenu assez répétitif. J’appliquais des connaissances que je possédais déjà plutôt que de développer de nouvelles compétences.

Lorsqu’une occasion s’est présentée de me joindre au groupe des Services-conseils financiers de Deloitte, j’y ai vu une façon d’élargir mon expérience. J’étais attirée par la diversité des mandats et par la nature analytique du travail de l’équipe d’évaluation et, heureusement, un poste était également disponible.

À l’époque, je connaissais très peu l’évaluation comme profession. Toutefois, après avoir discuté avec l’équipe et en avoir appris davantage sur le travail, j’ai compris que ce domaine correspondait étroitement à ce que je recherchais dans une carrière. La combinaison de la finance, de la stratégie, de la pensée critique et de l’exposition à différents secteurs a rendu la décision de faire cette transition assez facile.

Comment le programme d’études des CBV vous a-t-il préparée à votre carrière en évaluation, et quels cours ou quels aspects du programme sont les plus pertinents pour le travail que vous faites aujourd’hui ?

Ma carrière en évaluation a commencé chez Deloitte Nigeria, où je travaillais sur des mandats d’évaluation sans avoir suivi de formation officielle dans ce domaine. Une grande partie de mon apprentissage s’est faite directement au travail, grâce au mentorat et à l’autoformation.

Après mon arrivée au Canada et mon entrée chez Secretariat, j’ai découvert le titre de CBV et on m’a encouragée à l’obtenir. Le Programme des CBV m’a fourni de solides bases techniques et m’a permis de structurer les connaissances que j’avais acquises grâce à l’expérience. Les cours de base ont été particulièrement utiles pour développer une compréhension structurée des principes, des méthodes et des normes professionnelles en matière d’évaluation.

À mesure que ma carrière a évolué de l’évaluation d’entreprises vers la quantification des dommages, j’ai trouvé le cours sur les litiges particulièrement pertinent. Il m’a donné un aperçu pratique de la manière dont les concepts d’évaluation sont appliqués dans le contexte de différends et m’a fourni un cadre utile pour aborder l’évaluation des dommages.

Même si chaque mandat est unique, ce cours m’a aidée à mieux comprendre les principaux enjeux et facteurs qui reviennent souvent dans les dossiers liés aux différends.

Comment l’obtention du titre de CBV a-t-elle influencé votre progression professionnelle, et quelles possibilités vous a-t-elle ouvertes ?

Le titre de CBV a façonné ma carrière de plusieurs façons. Il a renforcé mes compétences en évaluation et en analyse et m’a donné de solides bases techniques sur lesquelles je m’appuie encore aujourd’hui dans mon travail.

Il m’a également aidée à développer davantage mon jugement professionnel. L’évaluation consiste rarement à simplement appliquer des formules ou à construire des modèles; elle exige souvent d’évaluer des hypothèses, d’interpréter l’information disponible et de comprendre le contexte général avant d’arriver à une conclusion. Le Programme des CBV a vraiment renforcé l’importance de la pensée critique et du scepticisme professionnel.

Sur le plan professionnel, le titre m’a également ouvert la porte à un vaste éventail de possibilités. J’ai eu l’occasion de travailler sur des mandats tant au Canada qu’à l’international, notamment dans le cadre de litiges et d’arbitrages complexes touchant différents secteurs.

J’ai également constaté que la communauté des CBV est très utile sur le plan du réseautage et du développement professionnel. Les conférences, les événements et les initiatives comme le répertoire « Trouver un CBV » offrent des occasions de rencontrer d’autres professionnels du domaine, de développer des relations et d’accroître sa visibilité au sein de la profession.

Si vous pouviez donner un seul conseil à un étudiant universitaire ou à un jeune professionnel qui souhaite entreprendre une carrière en évaluation, quel serait-il ?

Mon conseil serait de demeurer curieux et de faire de l’apprentissage continu une priorité. L’un des aspects que j’apprécie le plus dans le domaine de l’évaluation est qu’aucun projet ne ressemble exactement à un autre.

La profession permet d’être exposé à différents secteurs, modèles d’affaires et enjeux financiers complexes, de sorte qu’il y a toujours quelque chose de nouveau à apprendre.

L’évaluation ouvre également la porte à une grande variété de possibilités professionnelles, qu’il s’agisse de l’évaluation d’entreprises, des fusions et acquisitions, du soutien en matière de litiges, de la quantification des dommages ou des services d’experts.

Si vous aimez résoudre des problèmes complexes et comprendre comment les entreprises créent de la valeur, il peut s’agir d’une carrière très enrichissante.