Kshitij Patel

CA, CBV

Vice-Président, 73 Strings

Kshitij Patel est vice-présidente chez 73 Strings, où elle est réputée pour son rôle d’experte en évaluation au sein de l’équipe. Elle dirige les efforts d’innovation en matière d’évaluation technologique et joue un rôle central dans les initiatives de croissance stratégique de l’entreprise. Avec une carrière de plus d’une décennie en tant que professionnelle de l’évaluation, Kshitij a cultivé une expertise approfondie dans les méthodologies d’évaluation complexes, associée à un accent particulier sur la numérisation.

Avant d’entrer au service de 73 Strings, elle a fait des contributions importantes chez KPMG et Duff & Phelps (maintenant Kroll), où elle a perfectionné ses compétences et développé une compréhension approfondie des subtilités de l’évaluation. La formation universitaire de Kshitij comprend une certification de comptable professionnelle agréée, un baccalauréat en gestion et le titre estimé de CBV (Chartered Business Valuator). Cette combinaison d’expérience professionnelle et de réussite universitaire la positionne comme une figure de proue dans le domaine de l’évaluation, en particulier dans la mise à profit de la technologie pour améliorer les pratiques d’évaluation traditionnelles.

Comment le titre de CBV a-t-il soutenu le développement de votre carrière?

En réfléchissant à mon parcours, je tiens le titre de CBV en haute estime. Il fait honneur à sa réputation et, personnellement, il a été la pierre angulaire de ma croissance professionnelle dans le domaine de l’évaluation. Depuis que j’ai obtenu mon titre de CBV en 2022, j’ai observé une amélioration importante de ma valeur, à la fois pour ma carrière et pour le contexte plus large de mon travail. La puissance de ce titre n’est pas seulement le titre lui-même, mais dans les portes qu’il m’a ouvertes.

Je me suis toujours identifiée comme une personne profondément ancrée dans la profession d’évaluation, mais le titre de CBV a ajouté une nouvelle couche à cette identité. C’est comme une lentille qui a aiguisé mon point de vue, en particulier afin de comprendre des nuances et des complexités de nos clients et de leurs défis. Avant de devenir CBV, comme beaucoup dans notre domaine, j’ai fait face à une myriade d’obstacles, des analyses d’évaluation complexes à la navigation dans les exigences quotidiennes de mon rôle.

Après être devenue CBV, mon point de vue a changé. J’ai commencé à voir les problèmes non seulement comme des obstacles, mais aussi comme des occasions d’innover et de rationaliser. Cela m’a poussé à réfléchir de manière critique à la façon dont nous pouvons, en tant que professionnels de l’évaluation, éliminer les tâches répétitives et monotones auxquelles nous sommes confrontés, qu’il s’agisse de passer au crible de grandes quantités de données, de démêler des cascades compliquées ou de donner un sens aux allocations d’actions.

Ce cheminement ne s’est pas seulement terminé par une compréhension plus profonde des problèmes : il m’a placée sur un nouveau parcours vers la technologie. Il est fascinant de voir comment une plongée plus profonde dans l’évaluation a ouvert un domaine où la technologie et l’évaluation se croisent, offrant des solutions aux problèmes auxquels j’étais régulièrement confrontée.

Avec le recul, je constate à quel point cette transition reflète mon engagement à faire progresser les pratiques d’évaluation. Cela me rassure que je suis sur la bonne voie, où je peux mieux comprendre et relever les défis auxquels sont confrontés nos clients. Mon parcours de professionnelle de l’évaluation jusqu’au point où je suis maintenant témoigne du pouvoir transformateur du titre de CBV. Cela a été un catalyseur non seulement pour la croissance de ma carrière, mais aussi pour une évolution plus large de la façon dont j’aborde et je résous les problèmes dans le domaine de l’évaluation.

Pouvez-vous nous parler d’une analyse d’évaluation particulièrement difficile, mais intéressante, qui vous a fait comprendre que vous aviez choisi la bonne voie professionnelle?

Mes antécédents étaient en analyse de l’évaluation, avec une concentration sur des rôles de consultant. Maintenant, en devenant experte en technologie d’évaluation, j’ai rencontré plus de défis, en particulier après avoir acquis mon expérience de CBV. Un obstacle important a été la gestion de vastes données financières. Cette complexité s’amplifie lorsqu’il s’agit de centaines de sociétés en portefeuille, chacune partageant des données qui nécessitent une analyse méticuleuse pour assurer l’exactitude des chiffres et des projections.

L’un de nos clients a fait face à d’immenses défis avec leurs tableaux de capitalisation et le volume de données. Nous sommes intervenus pour rationaliser cette tâche écrasante, réduisant considérablement leurs efforts et le temps requis pour les évaluations, ce qui leur a permis de réduire des coûts. Ils ont constaté que leurs chiffres d’évaluation sont devenus plus précis et moins sujets aux erreurs après quelques cycles d’évaluation.

Le cheminement n’a pas été sans défis continus. Travailler avec les clients sur les évaluations d’infrastructures a été particulièrement exigeant. La complexité et les coûts augmentent à mesure que vous approfondissez des projets tels que les réseaux électriques, les actifs de recherche et développement et les lignes de transmission. Nous nous sommes concentrés sur le développement de systèmes et de produits qui aident à évaluer des actifs d’une telle complexité. Nous visons à introduire continuellement de nouvelles fonctionnalités telles que des modèles de FTA personnalisés, une gestion améliorée des tableaux de capitalisation et des analyses automatisées en cascade.

Cependant, il est essentiel de reconnaître que, bien que la technologie ait été d’une aide considérable, le cœur de l’évaluation – le jugement – ne peut pas être remplacé par des outils. Ces progrès servent de catalyseurs, nous permettant de résoudre les problèmes plus efficacement et de consacrer notre temps à porter des jugements éclairés, soutenus par les données et les renseignements que ces systèmes fournissent.

Quelles différences voyez-vous dans votre rôle actuel par rapport à vos rôles précédents?

Dans mon rôle précédent, j’ai passé sept ans au cœur de l’analyse de l’évaluation, en collaborant avec certains des géants de l’industrie, comme KPMG et Duff & Phelps, maintenant connu sous le nom de Kroll. Après cette riche expérience, je me suis aventurée dans la technologie d’évaluation et j’ai simultanément poursuivi mon titre de CBV.

Depuis sa création, j’ai fait partie de 73 Strings, marquant plus de trois ans avec l’entreprise, ce qui coïncide avec la période où j’ai commencé mon cheminement de CBV. Cette transition n’était pas seulement un changement de carrière, mais une chance unique de contribuer à la création d’une solution de marché de premier plan dans la technologie d’évaluation.

La compréhension globale que j’ai acquise en évaluation grâce à mes études de CBV m’a permis de voir les défis de l’évaluation à travers une lentille axée sur la technologie. Actuellement, mon rôle implique une plongée profonde dans l’analyse de portefeuille, ce qui aide considérablement les gestionnaires de portefeuille à accélérer leurs processus de prise de décisions concernant les évaluations.
J’interagis régulièrement avec les gestionnaires de portefeuille, qui sont chargés d’évaluer les évaluations de centaines de sociétés en portefeuille, parfois aussi souvent que deux fois par mois en fonction de la volatilité du marché.
Le titre de CBV a non seulement aiguisé ma compréhension des concepts d’évaluation, mais a également considérablement amélioré ma capacité à traiter et à résoudre les problèmes des clients plus efficacement dans mon rôle dans la technologie d’évaluation.

Avez-vous des conseils à donner aux personnes qui souhaitent devenir CBV?

Sur la base de mon expérience, j’ai distillé trois conseils essentiels pour tous ceux qui naviguent dans la profession d’évaluation. D’abord et avant tout, le réseautage est vital. Nous faisons partie d’une industrie très spécialisée, et la connexion avec des professionnels partageant les mêmes idées peut considérablement élargir votre compréhension et vous exposer à de nouvelles pratiques et idées. Cela est particulièrement crucial lorsqu’il s’agit de se tenir au courant des nouvelles publications ou de lignes directrices des organismes de réglementation. Non seulement le réseautage améliore votre base de connaissances, mais il fournit également un système de soutien à l’apprentissage et à la croissance. Comme l’évaluation combine à la fois l’art et la science, plus vous interagissez avec d’autres dans le domaine, plus vous apprenez et évoluez.

Deuxièmement, il est crucial de rester à jour avec les développements de l’industrie. Il ne s’agit pas seulement de garder l’œil sur les derniers documents théoriques ou les dernières lignes directrices, mais aussi de comprendre comment le marché réagit aux nouvelles lignes directrices.

Enfin, on ne saurait trop insister sur la valeur du mentorat. Le fait d’être un mentor et d’avoir un mentor enrichit les deux parties en question. Un mentor peut vous guider à travers divers défis et décisions professionnelles, tandis qu’en tant que mentor, vous avez la possibilité de transmettre vos connaissances et vos idées à la prochaine génération. Cette relation réciproque favorise un environnement d’apprentissage qui profite à tous les membres de la communauté de l’évaluation. Adopter le mentorat des deux points de vue est en effet inestimable.

#FaitAmusant : Ayant vécu au Canada pendant quelques années, j’ai perfectionné mes compétences et je me suis transformée en une femme à tout faire experte, gérant habilement un large éventail de tâches ménagères avec facilité et précision.